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Réintégrer la nature en ville : une solution pour les acheteurs publics en lutte contre les îlots de chaleur

Réintégrer La Nature En Ville : Une Solution Pour Les Acheteurs Publics En Lutte Contre Les îlots De Chaleur
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  • Nous entendons de plus en plus parler d’îlots de chaleur, notamment à cause du dérèglement climatique et de l’absence de nature en ville. Pourtant cette dernières possède de nombreuses vertus.
    Les canicules sont de véritables épreuves notamment pour les habitants de grandes villes qui cumulent plusieurs éléments qui, mis bout à bout, provoque des îlots de chaleur :

    • Les matériaux utilisés et revêtement des sols qui absorbent la chaleur la journée et la restituent la nuit lorsque les corps ont besoin de se rafraîchir
    • L’absence de végétation et donc d’ombre ainsi que d’évapotranspiration
    • La morphologie dense des villes qui empêche l’air et le vent de circuler
    • La densité de la population et de la circulation qui représente des activités émanant beaucoup de chaleur

    Pourtant bien que délaisser durant des années, la végétation peut à elle seule améliorer drastiquement les conditions de vie des citadins, mais comment ?

    L’importance de la végétation dans les marchés publics de travaux

    Ces dernières décennies, les rues et les chaussées étaient en majorité construites avec des matériaux traditionnels (goudron, béton, asphalte) qui emmagasinent l’énergie solaire et peu de place était laissée à la nature.

    Pourtant, c’est indéniable : les arbres apportent beaucoup d’ombre et de fraîcheur en ville.
    Lorsque des arbres volumineux sont implantés, leurs branchages s’étendent et permettent de couvrir une large zone. Plantés à quelques mètres les uns des autres, les espèces couvrantes comme le bouleau, l’érable, l’aulne noir, le chêne ou le platane.
    Les zombes d’ombres créées par les branchages ne reçoivent plus que 20% de rayons solaires ce qui permet de baisser drastiquement la température à l’ombre et plus de 30% des rayonnements sont réfléchi par le feuillage.

    Deuxième, à l’heure actuellement la végétation et notamment les arbres en ville sont plantés dans des carrés de terre à même les trottoirs. Ce sont ces derniers qui génèrent énormément de chaleur, pour information : la température d’un trottoir peut atteindre jusqu’à 60°C en période de canicule.
    Pourtant ces carrés sont de bien trop petites zones et le goudron représente une surface encore bien trop importante d’absorption de rayons lumineux. La chaleur sera donc encore emmagasinée et restituée la nuit.

    Enfin, les trottoirs et caniveaux représentent des également un frein à un processus naturel plus que nécessaire notamment en période de canicule : l’évapotranspiration.
    En effet, ce phénomène se produit lorsque les plantes aspirent l’eau avec leurs racines pour l’acheminer jusqu’aux branches où elle est transpirée par les feuilles. Cependant ce concept n’est pas encore suffisamment pris en compte dans la conception des travaux publics liés à la chaussée.

    Pourtant, l’évapotranspiration peut atteindre 1 000 litres par jour pour un chêne, 75 litres pour un bouleau et rafraîchir l’air ambiant entre 2 et 8°C.

    C’est aux acheteurs publics de s’emparer de toutes ces concepts et d’œuvrer pour adapter les marchés publics à ces nouvelles problématiques. Aujourd’hui le niveau de connaissances, les nouvelles technologies sont suffisantes pour permettre d’adapter les villes aux nouveaux enjeux climatiques.

    Comment réimplanter la nature en ville pour baisser la températures des îlots de chaleur ?

    Les acheteurs publics peuvent, tels les supers héros des temps modernes, intervenir sur les chaussées de leurs villes et réimplanter la nature pour lutter contre les îlots de chaleur.

    Pour commencer, les marchés publics de travaux de chaussées pourraient être multipliés à l’avenir pour réimplanter de la végétation dans les rues des grandes villes.
    Plus d’arbres devraient être plantés pour apporter de l’ombre, mais également des bandes de d’herbes et de gazon pour permettre de favoriser l’évapotranspiration.
    L’association d’arbres et de bandes de pelouse en plus de réduire la température, peut permettre de réduire la pollution et créer des bulles d’air pur pour les habitants.

    Les acheteurs publics peuvent, non pas faire d’une pierre deux coups, mais faire d’une pierre trois coups : réduction de la chaleur en ville, absorption du CO2 et apporter plus d’oxygène en ville.

    En effet la végétation peut être, dans un premier temps, implantée dans les rues, mais elle peut également aller au-delà : sur les bâtiments.
    Les façades et les toitures peuvent être végétalisées pour apporter toujours plus de fraîcheur grâce à l’évapotranspiration.
    Selon l’ADEME :

    • Les façades / murs végétaux permettent de réduire la température de 3.5°C
    • Les toitures et terrasses végétalisées peuvent baisser la température de 3 à 9°C

    Grâce au développement d’espaces verts, les acheteurs publics pourront lutter efficacement contre les îlots de chaleur et propose de meilleures conditions de vies aux habitants.
    De plus certains chantiers conséquents, notamment en région Parisienne, ont commencés à retirer l’asphalte dans les cours de récréation des établissements scolaires. A l’heure actuelle 760 cours d’écoles sont en train d’être transformées avec des plantations, du sable et des copeaux de bois. Ce sont plus de 73 hectares qui seront renaturés au profit des enfants ainsi que des habitants.

    Pour conclure, les pouvoirs adjudicateurs possèdent de nombreuses armes contre les îlots de chaleur. Charge à eux de s’en emparer pour lutter efficacement contre les épisodes de canicules qui se font de plus en plus fréquentes et violentes.

    La commande publique commence d’ores et déjà à voir apparaître des appels d’offres visant à réintégrer de manière conséquence la nature au sein des villes. Outre la réimplantation de la végétation en ville, désormais les travaux publics et le génie civil intègre de plus en plus la préservation de la faune et la flore au sein des projets, cela s’appelle le génie écologique. Et cela ne fait que commencer !

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